Notre récit collectif de la transition

Notre récit collectif
de la transition

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Notre récit vers un monde convivial et écologique

Des changements sont nécessaires. Quelle histoire voulons-nous nous raconter ? Pour construire notre récit de la transition, venez à nos prochains événements !​

C’EST LE DÉBUT D’UN TEMPS NOUVEAU

Travailler beaucoup, se déplacer loin et vite, passer peu de temps avec ses proches, acheter du prêt-à-manger : bref, on manque de temps. Réinventons ensemble notre rapport au temps !

L’ébauche du chapitre sur le temps

Les idées suivantes viennent des participant-e-s de l’événement « C’est le début d’un temps nouveau ». ATTENTION : Il s’agit d’un résumé. Une analyse en profondeur viendra dans les prochains mois.

5 bouts de papier sur nos activités

Les 40 participant-e-s avaient 5 bouts de papier pour identifier le temps que prennent leurs activités et la satisfaction associée. 

(x) = Nb de bouts de papier d’une même catégorie

Les observations de la recherche-citoyenne

L’équipe d’analyse-citoyenne composée durant l’activité
  • Le tableau ne faisait pas la distinction entre des activités collectives ou individuelles (par exemple, la cuisine peut être collective, ou non)
  • Les réseaux sociaux n’apparaissent nulle part
  • On a moins pensé à cette activité là pour laquelle on passe peu de temps et pour laquelle on est content de passer peu de temps.
  • On aime ou aimerait prendre du temps pour :
    • s’engager (bénévole, implication sociale…), en jaune sur le schéma
    • apprendre
  • Les grandes insatisfactions :
    • « Je n’y passe pas assez de temps » gagne tristement le plus de bouts de papier (107, pour 40 participant-e-s). 
    • Plusieurs trouvaient qu’ils passaient trop de temps au travail (24 bouts de papiers).

Les catégories de mots qui ressortent de la première activité

Notre  vision inclusive de la semaine idéale

“Recette d’une semaine idéale : un zeste de rencontres sociales, un soupçon d’activités et de nature, une pincée de projets importants, saupoudrer de cuisine, une louche de temps pour choisir. Mélanger le tout.”

Durant l’activité nous avons réfléchit à:

notre semaine idéale

  • respecter de nos énergies et de nos besoins, plutôt qu’un rythme imposé ;
  • avoir la place pour improviser ;
  • trouver des temps communs à partager ;
  • reconnaître toutes formes de travail, dont le bénévolat ;
  • valoriser une journée dédiée à la collectivité dans notre société;
  • se donner l’espace pour prendre soin de soi et des autres.

Les actions pour mettre en place une semaine idéale

  • Revoir notre façon de travailler Dans un monde qui respecte notre bien-être et la planète, nous envisageons de moins travailler. Et que tout le monde se fasse payer à son juste prix.
  • Redéfinir  notre identité : Nous nous définissons par ce qu’on fait et beaucoup par notre travail. Est-ce que des semaines moins pleines auraient une influence sur notre identité ? 
  • Sortir du rythme imposé par le système : Pourquoi s’imposer le 9 à 5 ?  Les heures de pointe ?la garderie ? Nous pensons qu’une solution est de respecter son propre rythme et repenser notre façon de structurer nos journées.
  • Développer notre autonomie par l’entraide : Pour avoir le choix de nos rythmes, il faut  se regrouper afin de développer d’autres façons de faire. Donc, ça prend du temps et des connaissances. Se regrouper, c’est gagnant 

SE RÉAPPROPRIER NOTRE ÉCONOMIE

Nos échanges, nos services, nos biens sont régis par des principes qui paraissent hors de notre contrôle. Mais est-ce vraiment le cas? Peut-on imaginer une organisation économique « en commun » ?

L’ébauche d’un chapitre sur l’économie

Les idées suivantes viennent des participant-e-s de l’événement « Se réapproprier notre économie ». ATTENTION : Il s’agit d’un résumé. Une analyse en profondeur viendra dans les prochains mois.

 

 Les activités pendant l’événement       

Une présentation de Éric Pinault (professeur au département de sociologie à l’UQÀM en sciences économiques) et René Audet (professeur titulaire de la chaire de recherche UQÀM sur la transition écologique) nous a d’abord permis de déconstruire certains des principes de base de notre économie actuelle. Nous avons ensuite réfléchi à l’organisation de 6 secteurs de notre économie locale: alimentation, santé, mobilité, logement, culture et éducation, biens et services de base. Puis, nous avons identifié les grands principes qui pourraient transformer l’économie à l’échelle de leur quartier.

Enfin, nous avons imaginé les étapes nécessaires pour entreprendre la transition entre le modèle économique actuel et les principes définis précédemment. 

Déconstruction des principes de base de notre économie actuelle

  • la valeur donnée au travail comme outil de croissance économique. En réalité on ne valorise qu’une certaine forme de travail, permettant de produire des marchandises et on oublie le travail non-rémunéré assurant pourtant la survie des humains (soins, tâches domestiques, etc..)
  • les gains économiques des circuits longs qui permettent de produire des marchandises à bas coûts. Les prix sont bas uniquement parce qu’on ne prend pas en compte les effets négatifs de cette production (main d’oeuvre sous payée et exploitée, destruction de l’environnement, etc…)
  • la concurrence et la compétition entre les entreprises pour améliorer leur productivité. En fait, les grandes entreprises bénéficient souvent de monopoles et la concurrence est en quelque sort truquée. Ce qui est mis en concurrence se sont davantage les travailleurs à travers le monde (baisse de la valeur du travail), les États (avantages fiscaux), les sous-traitants (production la moins chère possible)
  • le profit et la propriété privée pour assurer les investissements. Cette idée découle d’une vision purement financière. Or on peut repenser l’idée d’investissement pour la rendre plus “sociale” avec par exemple des investissement dans l’économie sociale et solidaire. Prendre en main les investissements, c’est définir la société qui nous intéresse et inventer l’avenir. 


Propositions citoyennes : Imaginons les futurs possibles

Les participant-e-s ont proposé des principes alternatifs sur lesquels reposera notre économie future :

  1. Valeur juste et enrichissement collectif La valeur est définie par rapport à la société et à l’environnement, et elle se défait de la notion du coût. Elle n’est plus liée à la question de la production. Les tâches de soin (care) et communautaires sont valorisées. Chacun trouve un équilibre entre le travail et la vie personnelle : nous prenons le temps dont nous avons besoin pour notre épanouissement personnel et collectif. Nous avons développé nos savoir-faire et pouvons subvenir à nos besoins essentiels.
    La notion de richesse est redéfinie.L’accumulation de la richesse n’est pas une fin en soi, et la richesse reliée à l’argent est plafonnée. On passe du profit individuel à l’enrichissement collectif. Elle est reliée aux expériences, aux connaissances et au bien-être. Elle devient indépendante de la question de la possession et de la marchandisation. La richesse peut être autant individuelle, que collective, à travers, par exemple, l’éducation, la santé ou encore les espaces collectifs. C’est une économie qui participe à la création des liens sociaux.

     

  2. Économie relocalisée La production et la consommation se font à des échelles locales. La cohésion économique au niveau local devient plus collective, solidaire et plus forte. La réflexion se fait à tous les paliers, qui sont interreliés : fédéral, provincial, municipal, communauté.
    Les échanges se font via des circuits courts, qui permettent de reconnecter la production et la consommation sur un territoire : le plus possible, on consomme ce qu’on produit, et on produit ce qu’on consomme! On prend maintenant en considération l’ensemble des paramètres d’une production dans son coût (ex : le coût environnemental et social des exploitations minières ne sont pas reportés sur le prix des produits utilisant ces matières premières), et les circuits courts sont alors plus avantageux que les circuits longs. L’économie circulaire se généralisera. Elle regroupe un ensemble de pratiques, hiérarchisées selon leurs impacts, visant à optimiser l’utilisation des matières et énergies, à l’échelle d’un territoire (comme par exemple SOS Vélos, Insertech, la Transformerie). C’est une économie qui favorise l’autonomie des communautés.

     

  3. Économie d’usage, de partage et des communs La communauté se rassemble pour gérer collectivement les communs publics : les ressources à grande échelle, comme l’air, l’eau, les forêts, et les pêcheries, ou des ressources plus locales comme nos espaces collectifs ou espaces verts par exemple.
    Les biens, services et savoirs sont partagés, donnés ou échangés plutôt que d’être privatisés. Pour les services essentiels, on généralise la gratuité, l’accessibilité, ou l’abordabilité. Les échanges et partages de ressources entre territoires et collectivités sont possibles.  L’investissement devient synonyme de responsabilité partagée et de solidarité. Les entreprises adoptent une gouvernance partagée au sein de laquelle les investissements sont décidés collectivement et les profits sont redistribuées. Pour les entreprises, le partage des connaissances entre employé-e-s et entre entreprises devient la norme.

  4. Collaboration et Coopération Aussi synonyme de mutualisme, complémentarité, interdépendance, reconnexion, ou encore propriété collective. La richesse collective prévaut maintenant sur l’appât du gain. La collaboration permet de mettre en place un système qui maximise le bien-être.
    La collaboration et la coopération se retrouvent aussi au coeur de nos milieux de vie : chacun-e a une importance. Notre économie doit participer à la création de liens sociaux. Des espaces sont permis pour encourager la démocratie participative, c’est-à-dire renforcer la participation des citoyen-ne-s à la prise de décision politique (comme les processus de budget participatif, où le-la citoyen-ne peut voter pour décider de l’allocation d’une partie du budget municipal pour un projet qui lui plaît).
    Au niveau des entreprises, pour atteindre la coopération, un processus de planification réflexive est instauré. Il repose sur le partage et la gestion des ressources, ce qui permet l’instauration d’un plan de stabilisation des entreprises visant à identifier la vitesse de croisière optimale (plutôt que la prévision d’une croisière infinie). La démocratie dans les entreprises privées se répand : les responsabilités et décisions sont partagées, réparties différemment, et elles impliquent les employé-e-s à différents niveaux.

Imaginons notre économie locale

Les participant-e-s ont également imaginé comment ces principes de notre économie future seront appliqués aux 6 secteurs d’activité suivants :

  • Santé
  • Biens et services de base
  • Mobilité
  • Alimentation
  • Logement
  • Éducation et culture.

L’analyse est présentée dans le schéma ci-dessous. 

Pour chacun de ces principes, les participant-e-s ont imaginé des chemins de transition vers un futur socio-écologique, comme l’illustre le schéma suivant. Les étapes proposées le long des chemins sont classées de la plus informelle à la plus formelle (ou institutionnelle).

 

Pour aller plus loin, consultez le lexique de Passerelles sur les questions d’économie sociale : passerelles.quebec/lexique

Construire notre récit collectif

Pour construire avec nous notre récit collectif de la transition, venez à nos prochains événements !

JUSTICE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Nous voulons une transition socio-écologique qui permettra de maintenir la santé des écosystèmes de la planète. Nous voulons aussi que toutes et tous en profiter pleinement. Comment faire une transition qui soit à la fois écologique et « socialement juste »?

Événement reporté à une date ultérieur. 

Relation entre les humains et la nature

Vivre en ville, c’est vivre loin de la nature… Vraiment ? Pour mieux sentir, apprécier et augmenter sa présence dans nos milieux de vie, comment penser notre rapport à la nature ?

Événement reporté à une date ultérieur.

Résilience : se transformer dans le changement

En ces temps particuliers, continuons à construire notre récit collectif autour de la transition sociale et écologique. Venez parler résilience, nous partager votre vécu, et ensemble regardons comment on peut se transformer collectivement pour absorber les crises à venir.

Cet événement en ligne a déjà eu lieu. C’était génial !
Le chapitre sur la résilience est en cours de rédaction ! On déposera la synthèse de l’activité sur cette page sous peu. On vous tiens au courant sur nos réseaux sociaux.

Recette d’une semaine idéale : un zeste de rencontres sociales, un soupçon d’activités et de nature, une pincée de projets importants, saupoudrer de cuisine, une louche de temps pour choisir. Mélanger le tout.
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Un-e participant-e
À propos du temps
Plusieurs grosses institutions soutiennent les énergies fossiles. Si on fait des actions collectives dans ces institutions, comme les universités par exemple, pour le désinvestissement des énergies fossiles, on peut avoir un impact! Il faut encourager ceux-celles qui veulent faire autrement!
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Un-e participant-e
À propos de l'économie
S’intéresser à ce qui se passe au niveau national, au niveau de nos ressources. On peut faire pression sur les politiques! On a aussi une responsabilité d’agir en tant que citoyens et citoyennes!
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Un-e participant-e
À propos de l'économie
Il faudrait travailler moins, à temps partiel, pour secouer les employeurs! Quand on a plus de temps, on pense les choses autrement!
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Un-e participant-e
À propos de l'économie

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Événement du lab Transition

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